A.S.M.E.
Association de Sauvegarde de Montigny et de son Environnement
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 Bulletin n° 9
Février 2001


Cinq années d'actions (2)


Notre association, créée en septembre 1995 a maintenant franchi les cinq années d'existence. Elle a obtenu l'agrément de la Préfecture en juin 2000, ce qui lui permet, théoriquement, d'être mieux informée de la vie commnale.

A la demande de nombreux adhérents ou simples lecteurs interessés par notre publication, nous voulons, dans ce bulletin, retracer l'essentiel des actions de notre Association pendant ces 5 années d'existence active.

Déboisements illicites...
Problèmes de circulation...
Adduction d'eau...
Modification du POS...
Eglise : travaux de "peinture"...
Eglise : l'orgue et le chauffage...
Surface commerciale, route de Marlotte...
Bords du Loing...
Travaux de voirie...
Divers, en vrac...



Eglise : travaux de "peinture"...

L'église, monument classé depuis longtemps, est pratiquement le seul patrimoine communal montignon, c'est pourquoi nous attachons tant d'importance à sa préservation, d'autant plus qu'elle se situe dans un site exceptionnel.

Nous avons signalé des dégats importants consécutifs aux travaux de peinture de l'église, particulièremen les statues de bois polychrome du XVIIè siècle "repeintes". Des restaurations sont nécessaires. Notre association est intervenue pour signaler les dégats et demander des aides pour y remédier.

A la demande de notre Association, et afin d'obtenir des subventions, une visite de l'église a été organisée par plusieurs responsables des services officiels des Beaux-Arts et de l'Architecture Départementale, en présence de Monsieur le Maire et d'un représentant de notre Association. Les services compétents vont ensuite envoyer des restaurateurs spécialisés faire des prélèvements sur les statues (Monsieur le Maire ignorant les produits qui ont été utilisés) et essayer de retrouver des traces de la polychromie d'origine pour évaluer le montant des restaurations.

Les travaux de restauration seront obligatoirement confiés à des laboratoires agréés par les Monuments Historiques et par le service des Antiquités et Œuvres d'Art. car notre église est un monument classé à l'Inventaire des Monuments Historiques. Les responsables communaux en ont la garde, et tous les travaux prévus doivent avoir l'aval du Service Départemental du Patrimoine et du Service des Antiquités et Œuvres d'Art et être effectués par des entreprises agréées par ces services. Cela n'ayant pas été fait, il en cela coûtera encore aux contribuables.

Après la visite, Madame l'Architecte des Monuments Historiques a remarqué à l'extérieur de l'église, que des tuiles déplacées glissaient vers les gouttières et qu'il serait dommage que la toiture se dégrade davantage. Elle a recommandé d'effectuer rapidement les travaux nécéssaires. Cela n'a pas été fait et les tempêtes de décembre 1999 et de l'été 2000 lui ont donné raison.

Nous nous informons régulièrement de la progression de ce dossier qui nécessite des délais d'attente.



Eglise : l'orgue et le chauffage...

Les travaux de remise en état de l'orgue, abîmé par l'orage en juillet ont été terminés en Novembre. Le chauffage, en panne pour la même raison, fonctionne à nouveau depuis début décembre. Il nous a fallu de nombreuses interventions pour obtenir une décision de Monsieur le Maire et les travaux ont ensuite été réalisés en deux jours, à la satisfaction des responsables paroissiaux, et à la nôtre, pour la bonne conservation de l'orgue réparé et juste à temps pour permettre le concert donné à l'occasion du Téléthon.



Surface commerciale, route de Marlotte...

L'annonce en Novembre 1997 du projet de construction d'une grande surface commerciale avec dépot de carburants, route de Marlotte a bouleversé de nombreux habitants. La confirmation du projet, émanant de Monsieur le Maire de Montigny, parue dans le journal du 10 Novembre, "La République", et présentant la chose comme certaine n'a fait que renforcer l'énergie de tous les opposants. Dès le dimanche suivant, une pétition a recueilli plus de 1100 signatures. Une deuxième pétition en juillet 98 a, par 1557 signatures, exprimé la même opposition.

Nous nous ne pouvions qu'appuyer ce souhait de préserver la vie et les commerces au centre des villages et notre environnement, tout particulièrement en lisière de forêt.

Devant l'opposition des membres du conseil municipal, le 18 septembre 1998, Monsieur le Maire a déclaré aux conseillers : "Vous pouvez voter ce que vous voulez, c'est du recours du maire de signer s'il le veut..." (sic).

Monsieur le Maire a refusé le permis de construire une clôture le long du chemin des Garennes, mais il n'a pas pris position sur la demande de permis de cloture concernant le grand côté du terrain (le long du sentier reliant la route de Marlotte au chemin des Garennes), rendant ce permis exécutoire par défaut. Ce sentier faisait l'objet d'une circulation modérée et, ce depuis plus de trente ans. Il se trouve actuellement en travaux (inachevés) depuis plus d'un an, et dans un état du sol dangereux.

Les Montignons ont découvert le 11 Février 1999, dans le terrain, un panneau réglementaire annonçant un permis de construire (PC. 77319800027 en date du 10 février 1999), malgré la décision de sursis à statuer datée du 9 février 1999, signée par le Maire. Nous avons obtenu du tribunal Administratif la preuve que le sursis à statuer était bien légal mais Monsieur le Maire avait attendu la limite extrême pour officialiser la décision du sursis à statuer, au risque d'en laisser passer la date. Les Montignons se trouvent-ils face à du laxisme, de l'incompétence ou face à une volonté délibérée d'imposer un projet rejeté par la majorité de la population ?

Il est à présent déclaré que l'application anticipée du POS décidée en décembre 2000, en dernière minute, (en effet, cette procédure est devenue interdite à partir de janvier 2001) aurait eu pour but d'empêcher la création de ce super-marché. Un refus clair, fondé sur le POS existant, formulé dès le début, aurait évité bien des risques et n'aurait pas privé les Montignons d'une enquête publique à laquelle ils ont droit.



Bords du Loing...

Les terrains de la Baignade comme tous ceux du bord du Loing ont fait l'objet d'un premier classement en 1974 et bénéficient depuis de l'extension du classement en site protegé des rives du Loing, de Nemours à Moret.

La mairie avait, il y a 5 ans, mis à disposition du tenancier du camping, qui, déjà, devait de fortes sommes à la commune, le terrain dit de la "Prairie". Cette situation privait la commune, propriétaire, de la jouissance du terrain et les Montignons d'un accès traditionnel au bord du Loing. Les secours éventuels n'avaient comme seul accès pour une ambulance ou les pompiers que le franchissement du Gué. Après fermeture définitive du camping, un projet d'aménagement paysagé de ces terrains a été mis en place à l'initiative de B. Camurat, conseiller responsable de l'environnement.

En Septembre 1998, Monsieur le Maire, deux conseillers et des représentants des associations de protection de l'Environnement de Montigny participaient à une réunion de travail concernant l'ex-terrain de camping et la Prairie. La question posée était : peut-on vendre ces terrains ? Monsieur le Maire disposait, personnellement, de plusieurs propositions d'achat émanant de professionnels de l'immobilier.

Aucun des conseillers et des représentants des Associations n'était favorable à la vente de ce bien communal. Le souhait exprimé était d'en faire un lieu utile et agréable pour les Montignons, tout en évitant les nuisances. Des réunions ont eu lieu pour étudier des propositions, calculer les coûts, et perséverer dans l'idée de la "Promenade Botanique".

Différentes mesures de protection du site ont été envisagées, qui ont fait apparaître la nécessité de dégager un budget. L'aménagement et la protection de cet ensemble engageant obligatoirement des dépenses. Il a été demandé à Monsieur le Maire de faire avaliser le démarrage de ce projet par son Conseil Municipal afin que Monsieur B.Camurat puisse présenter un avant-projet, avec des variantes chiffrées. Cela n'a jamais été fait.

Ce terrain qui est la vitrine touristique de notre commune est resté cinq années dans un état d'abandon extrême : le manque d'entretien de ce patrimoine est évident. Il a été nécéssaire d'attendre septembre 2000 pour voir Monsieur le Maire accepter de faire faire un minimum de travaux d'entretien sur ces terrains devenus dangereux en raison de la tempête de décembre 1999 et pour proposer de réhabiliter le logement afin de le louer à une personne effectuant l'entretien. ce qui a été voté lors du Conseil du 9 décembre 2000... trois ans d'attente. Où en est la réalisation ?



Travaux de voirie...

Le Tribunal Administratif a donné raison aux riverains des rues Numa Gillet et du Trou de la vente qui s'opposaient au plan d'alignement de leurs rues, amputant gravement leurs propriétés et qui n'avait fait l'objet d'aucune enquête d'utilité publique. Ces plans rejetés par le tribunal avaient coûté 140 000 F à la commune.

Concernant l'élargissement à 6 m du chemin rural des Boulins, entamé par un propriétaie riverain avec l'accord du maire, sans enquête préalable et sans décision du conseil municipal, encore moins d'enquête publique, le tribunal Administatif a donné raison au plaignant, riverain voisin, comdamnant la commune aux depens, à indemnité au plaignant, et à la remise en état du chemin, ce qui n'a jusqu'ici, pas été exécuté.



En vrac...

Nous avons été mis dans l'obligation de dénoncer un certain nombre d'irrégularités ou de contre-vérités dans les compte-rendus des conseils municipaux, ou dans leur déroulement: élection déclarée qui n'avait pas eu lieu, irrégularité dans des procédures, décisions appliquées avant d'être prise. Chaque fois, Monsieur le Préfet de Seine et Marne nous a donné raison.

Nous avons déploré le manque d'entretien du patrimoine communal, des rues, des bâtiments...

Nous avons signalé la pose d'une antenne sur le château d'eau des Trembleaux, pose réalisée la veille du jour où l'autorisation d'implantation a été proposée au conseil municipal qui l'a d'ailleurs refusée ! Seulement, l'antenne est toujours là...

Dans un secteur de constructions plus dense, les antennes posées sur le château d'eau de la rue des Housseaux inquiètent les habitants en raison des conséquences pour leur santé du fait des radiations provoquées par ces instalations. Tous les journaux ont parlé récemment de ce problème qui n'est pas particulier à Montigny. Aucune réponse n'a été apportée à leurs réclamations malgré l'annonce faite publiquement d'une réponse à donner lors du conseil municipal du 9 décembre 2000.

Notre bulletin a signalé la surprenante disparition progressive de conseillers municipaux qui ne viennent plus jamais aux séances mais qui ne démisionnent pas. Pourquoi n'ont ils pas respecté l'engagement qu'ils avaient pris vis à vis des électeurs ?

Nous avons informé les Montignons de quelques dépenses semblant excessives, insrites aux budgets, par exemple, un logiciel de 70 000 F pour la gestion informatisée du cimetière inscrit au budget le 28 mars 1997 ainsi qu'une somme de 1 800 000 F inscrite au même budget pour des travaux paysagers de la place de la mairie "pour la mise en valeur du centre-ville". A quoi a-t-elle servi ? Sans parler de la taxe supplémentaire de 6 % sur l'électricité, au profit de la commune, votée le 29 mars 1996...