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A.S.M.E. Association de Sauvegarde de Montigny et de son Environnement 2 rue du Tertre 77690 Montigny sur Loing Association régie par la loi de 1901 N° 4/9515 |
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Le tourisme à Montigny Les touristes qui souhaitent séjourner à Montigny éprouvent parfois des difficultés à trouver un logement dans notre village. Il n'en a pas toujours été de même. Montigny a connu des heures de célébrité au début du siècle dernier et les touristes étaient nombreux à y venir en villégiature, attirés par la rivière, par la forêt, par les colonies d'artistes, parfois, tout simplement par le calme et l'air pur. Les hôtels étaient nombreux, ils possédaient tous un restaurant. Il y avait aussi dans le village des cafés et des buvettes où chacun pouvait s'arrêter un moment, sur le chemin de la promenade ou au retour d'une journée de travail. Tout au long de la traversée du village, nous pouvons retrouver le souvenir de certains d'entre eux, d'autres, au contraire, ont disparu sans laisser aucune trace à l'extérieur. A l'entrée de Sorques se trouvait l'hôtel du Pont de la Gravine, maison Martin. L'auberge, située au carrefour dit des quatre routes, (route de Fontainebleau et route de Moret), immédiatement à la sortie de l'usine élévatoire des eaux de la ville de Paris, offrait à la fois écurie et garage, signe d'une époque de transition... Elle est devenu plus tard la Maison Jourdain. Sa destination est restée la même jusqu'aux années 90. L'immeuble est actuellement occupé par une agence immobilière. Plus loin, dans le hameau, sur la rue Grande actuelle, était le modeste hôtel Charlotte, qui était aussi le commerce local, et buvette. C'était un établissement ancien : là des peintres, lors de leur arrivée au village, étaient venus prendre pension au café Coffin d'alors. Il faut suivre la route vers Montigny pour trouver des hôtels plus importants. L'hôtel de la Rivière, troisième maison avant le pont, donnait directement sur le Loing. Des parasols ombrageaient un jardin étagé visible sur les cartes postales anciennes . En face du pont, sur le côté droit de la route vers le centre du village, se trouvait la Villa des Fleurs : Pension de famille, hôtel-restaurant, terrasse ombragée pour 60 couverts, grand jardin, pêche, bateaux, garage, cuisine bourgeoise, chambres recommandées par le Touring-club, chambre noire pour photos, jardin sur la rivière. Malheureusement pour lui, cet établissement dépassait l'alignement sur plus de la moitié de la largeur de la route, et une bonne partie en fut démolie pour faciliter la circulation. La construction semble être depuis lors entrée définitivement en travaux... Avant le moulin, ouvrant sur l'accès au gué militaire, qui n'a jamais été supprimé, se trouvait l'Hôtel-Restaurant du Coq (dit aussi du Loing), partagé par le bief du moulin: les salles sur la rive, la terrasse sur l'île où menait un petit pont. L'enseigne ronde qui ornait primitivement la façade a disparu, ainsi que les couleurs et le texte de celle perpendiculaire à la rue dont la silhouette de coq, que l'hôtelier avait commandé au peintre sculpteur Charles Virion, est toujours en place. L'Hôtel de la Vanne Rouge, ancien Hôtel Mallet, profite d'une position exceptionnelle sur le Loing ; sa terrasse en bord de rivière attirait les touristes en leur offrant des barques pour la promenade. Elle est visible sur de multiples cartes postales anciennes. Il avait aussi une grande annexe toute proche, et des dépendances pour les voitures des clients avec les potagers, de l'autre côté de la rue principale du village. La Vanne Rouge existe toujours, ainsi que le charme de sa terrasse, mais les dépendances sont devenues parking communal, salles de réunion, bureau de l'actuel Syndicat d'Initiative... En face de ces hôtels se trouvaient, à l'emplacement de l'actuel bureau de tabac et de la maison voisine, un café et une épicerie-buvette, tenus, l'un par M. Saint-André, l'autre par Madame Brochet, qui offraient à des clients moins fortunés ou à des ouvriers de passage la possibilité de se restaurer. En remontant la rue du village, le visiteur gagne la place dite actuellement de l'Union. A l'emplacement de l'actuel Bistrot se trouvait déjà le café-restaurant-tabac de l'Union, (maison Berthier) qui propose aussi une grande salle pour sociétés, bal, billards, téléphone, l'établissement avait une terrasse , modeste, sur la place, exactement à l'emplacement actuel des quelques tables extérieures, limitée jadis par de grosses jardinières plantées d'arbustes. Les charretiers s'y arrêtaient volontiers, parce qu'ils trouvaient là de la place pour leurs chevaux. Les peintres s'y rencontraient aussi, à l'heure de l'apéritif. On raconte que l'un d'eux y amenait sa toile pour peindre peu à peu un cheval blanc. Il eut la surprise de découvrir sur la place un cheval noir le lendemain : le blanc avait été vendu ! Passé le viaduc, l'Hôtel du Long Rocher offrait ses services nombreux aux touristes. Tour à tour appelé aussi "Au rendez-vous des Cyclistes", "Hôtel de Saint Petersbourg" ( ! ?), "Hôtel de la Gare"... cet établissement proposait les services les plus modernes : hôtel restaurant, pension de famille, jardins, rivière, chambre noire pour les photographes... On trouvait le téléphone dans toutes les chambres, voitures à volonté, service d'omnibus, table d'hôte à midi et sept heures, jardins avec bosquets particuliers, pergola pour banquets en plein air, jusqu'à 300 couverts, et, après 1900, une vaste salle de bal, qui est l'actuelle salle communale du Long Rocher. Les pièces de l'étage supérieur de ce bâtiment alors étaient les chambres de l'annexe de l'hôtel qui prit enfin le nom d'hôtel du Long Rocher. Le voyageur qui se dirigeait vers la gare trouvait, en face de cette dernière, deux établissements: le Café de la Gare et l'hôtel de la Gare. Initialement les propriétaires étaient deux frères, Boyer dit "le pauvre", pour le premier, et "Boyer bancal" pour le second. Sur nos cartes anciennes, nous trouvons ensuite Mme Frot, propriétaire du café après la dernière guerre. Le hangar accolé à ce dernier a abrité un temps le Syndicat d'Initiative. C'est l'emplacement de l'actuelle pizzeria. Le café existe toujours mais l'hôtel de la Gare a disparu. L'emplacement est occupé par un brocanteur, mais l'aspect n'a pas été modifié. Les deux établissements utilisaient la bordure de la place de la gare pour y disposer les tables, les bancs et les chaises de leurs terrasses d'été. Il faut souligner qu'il y avait alors beaucoup moins de circulation que maintenant. Continuant sa route vers Marlotte, le touriste rencontrait l'hôtel de la Bonne Etoile. établissement polyglotte, (sur la carte postale, on peut lire English spoken, et man spricht deutsch) mais aussi passé maître dans une publicité abondante, qui propose à 150 m de la gare, l'hôtel le plus confortable, la plus belle vue des chambres que l'on puisse rêver, location de bateaux pour promenades, chambres au mois ou à la journée... Ce paradis, appelé par la suite hôtel de la forêt, qui se trouvait à l'angle de la rue du Noyer Baron et de la rue des Rouisses, fut un moment le siège du cinéma local. Il a été par la suite transformé en maison de retraite, et enfin divisé en appartements . Celui qui, au viaduc, choisissait de continuer vers la forêt par la grande rue, rencontrait l'épicerie de la Maison Duport, Grégoire successeur, qui offrait vins fins, liqueurs, épicerie, mercerie, articles de ménage et d'éclairage, et faisait aussi buvette. Les travailleurs s'y retrouvaient, comme dans les autres buvettes, pour boire la goutte ou un coup de rouge après leur longue journée, les touristes s'y désaltéraient au retour de randonnée. Dans ces temps, la plus part des épiceries étaient aussi buvettes. Remarque : Une série de cartes postales anciennes et de photos plus récentes représentant ses différents établissements est visible sur ce site. |