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A.S.M.E. Association de Sauvegarde de Montigny et de son Environnement 2 rue du Tertre 77690 Montigny sur Loing Association régie par la loi de 1901 N° 4/9515 |
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LE COMMERCE A MONTIGNY
au lendemain de la seconde guerre mondiale (seconde partie) En face de la ruelle, on pouvait acheter les légumes ciltivés par Madame Thèrèe Guittard, à Sorques. Cette boutique a été remplacée par le garage (qui fut Pépin, puis Gugari) de Monsieur Seillier. Ce dernier, venu en 1954, à 14 ans, pour un apprentissage de trois ans, est resté ensuite une année comme employé, puis, après une dizaine d’années passées à Nemours, est devenu propriétaire du garage en 1968. Monsieur Seillier a pris sa retraite en 2005 après une bien longue carrière presque exclusivement montignonne. Le garage a peu changé mais il a perdu ses pompes à essence. Un peu plus haut que le garage, Madame Collet vendait du charbon, puis il y a eu une autre épicerie, le «Familistère» : grande boutique carrée où toutes les marchandises étaient rangées sur des étagères le long des murs. Le client se présentait à un grand comptoir, dressé face à la porte, derrière lequel on trouvait la gérante, Madame Forgeot, puis Madame Talbot, qui allait chercher ce qu’on lui demandait. La boutique était peinte en vert foncé, couleur de tous les «Familistère» de France. Il y a actuellement trois logements à cet emplacement. Un peu plus haut, un forgeron maréchal-ferrant, Monsieur Girard, a été remplacé par un étrange bazar, tout en profondeur et haut vitré, qui vendait peinture, produits de droguerie, vaisselle, quincaillerie, pinceaux, «fournitures pour artistes» même. Il était tenu par la fille du maréchal-ferrant, Mademoiselle Louise Girard, assez bourrue, toujours un foulard de coton sur la tête, qui impressionnait les enfants. On trouvait vraiment beaucoup de choses dans cette caverne d’Ali Baba. Un antiquaire lui a succédé plus tard, Bernard Daugeron. Actuellement, il reste la fenêtre, mais il n’y a plus de commerce. Dans la partie haute de cette propriété un autre dentiste a tenu un cabinet quelques temps, Madame Roux, dont la maison de week-end était sur la route de Grez, à l’angle du chemin de la Herse. Ni banque, ni boutique de poissonnier plus haut, mais Monsieur Bomtemps, peintre en bâtiment et artiste amateur de talent, avait son atelier. Il a été tué lors de l’exode, en 1940, dans un bombardement sur les bords de la Loire, mais bien des Montignons d’un certain âge se souviennent de sa femme restée dans la vieille maison rose en haut des marches jusqu’à ses derniers jours. Une «auto-école» a ensuite occupé cet endroit pendant quelques années. Pas de commerce sur l’autre côte de cette rue : l’une des plus anciennes maisons de Montigny s’y trouvait, avec un vaste porche voûté. «la Vieille Maison» était le reste de la seigneurie locale. Elle avait un grand et beau parc planté d’arbres vénérables qui s’étirait jusqu’à la rue des Cormiers et au dos du terrain de la mairie actuelle, qui, alors était aussi l’école. Les établissements Depreytère, («Codec», puis «Shopi») ont remplacé cette ancienne demeure seigneuriale. La maison jaune voisine, actuellement en cours de transformation en appartements, a été l’étude du notaire. Ensuite, une ancienne ferme dite «la maison de Marie Louise», où certains achetaient encore des légumes ou des oeufs à Marie Louise Legeault, dernière représentante de la famille de l’ancienne fermière Madame Goinbault. Le chemin de montée à la pharmacie n’a pas changé. La pharmacie de Madame Dalet, et de ses prédécesseurs, est devenue celle de Monsieur Miribel, puis de Monsieur Hagopian avant d’être celle de Madame Vincent. De l’autre côté du viaduc, le bâtiment qui avait abrité le premier bureau de poste, à l’angle de l’Avenue de la Gare et de la rue Montgermont et qui servait de réserve à l’épicerie Duport, a été repris par l’épicerie Verdier. C’est souvent là que s’approvisionnaient les nombreux étrangers, généralement des familles de militaires de l’OTAN. Il y trouvaient des produits familiers et des efforts louables de communication en langues étrangères. Dans la cour de l’ancien hôtel du Long Rocher il y avait un menuisier, Gaston Mandion, le frère du fermier. Il y a eu plus tard, au fond, un antiquaire, remplacé par la graineterie Erckelboudt, remontée de la rue du Loing. Sur l’avenue de la Gare, se trouvait la boucherie Courillon, jadis la boucherie Drouart, la plus ancienne de Montigny. C’était une boucherie à l’ancienne, avec abattoir et écuries, une des plus importantes de la région à l’époque de la seconde guerre mondiale. Elle fut ensuite Ratard, puis Coquelet. La maison suivante abritait l’agence immobilière de Monsieur Lefevre. Il s’occupait surtout de location : pendant une longue période les militaires de l’OTAN fournissaient des locataires en abondance, qui prenaient la suite des touristes en vacances de la période d’avant guerre. En montant la rue Frot, on trouvait un horticulteur-fleuriste, famille Brochet, puis Dubois, à l’angle de la rue. La boutique du fleuriste, transformée, est le cabinet de l’orthophoniste. Sur l’avenue de la Gare l’atelier du peintre en bâtiment-vitrier Laurent, successeur de son père, qui était aussi chef de la Musique locale, n’avait guère de voisin. Il fallait monter jusqu’en face de la gare pour trouver un café-restaurant et un hôtel-restaurant, tenu par les Boyer puis par famille Variéras, et le local d’un ancien Syndicat d’Initiative. L’hôtel-restaurant est actuellement occupé par l’antiquaire. Le Syndicat d’Initiative de jadis est remplacé par une pizzeria. Tout en haut de l’Avenue de la Gare fut longtemps temps un coiffeur : «Monsieur Marcel», en réalité, Monsieur Marceau Ducasse, dans la maison face à l’avenue. Cette maison transformée, fut ensuite l’agence de location Lison. Au delà du Viaduc, rue Montgermont, après l’épicerie et avant la salle du Long Rocher, se trouvait encore le bourrelier Cachon qui recousait les cuirs et refaisait aussi les matelas de laine. Un peu plus haut, la boulangerie-patisserie « du haut » de Monsieur Guillard a changé plusieurs fois de propriétaire, c’est à l’heure actuelle la seule qui reste dans le village Dans cette même rue, sur l’autre trottoir, juste après la «petite école», se trouvaient les Etablissements de Monsieur Galmard, vendeur et réparateur de postes de radio puis l’électricien Monsieur Deslandes, sur le «perron» en face de la boulangerie «du haut». Dans la boutique, toujours bien décorée, Madame Deslandes vendait des appareils ménagers. Après les deux «perrons» se trouvaient les établissements Daugeron, marchand de charbon et combustibles, d’abord Alexandre Daugeron, venu à Montigny vers 1929, puis son fils Guy Daugeron qui agrandit l’entreprise rue Jacobé puis s’installa de l’autre côté du Loing, à La Genevraye. En face de chez eux se trouvait la menuiserie Choron. André et Henriette Choron fabriquaient des jouets en bois de très belle facture, vendus surtout dans des magasins de ville, mais que bien des enfants de Montigny ont aimé aussi. A l’entrée de la ruelle de la Peloterie se trouvait «l’épicerie du haut», aujourd’hui devenue maison d’habitation. Elle était tenue par Monsieur et Madame Giron puis par Madame Fouchard qui fut la dernière commerçante à cet endroit. Presqu’en face, de l’autre côté, se trouvait une autre épicerie, plus ancienne, établissement Grégoire, puis Duport, puis Verdier (avant l’installation face au viaduc). Il y a eu un temps un commerce de lingerie, corsets et vêtements de travail dans le haut de la rue, tenu par Monsieur et Madame François, qui faisaient aussi les marchés. On voit encore, malgré les transformations, les montants en mosaïque bleue de la porte. Encore plus haut, c’était l’entreprise de plomberie où Monsieur et Madame Cottel avaient succédé à Monsieur Champion en 1946 et que Madame Cottel, devenue veuve, dirige seule jusqu’en 1964, puis de Monsieur Fonfrède, transformée actuellement en cabinet d’architecte, puis la menuiserie de Monsieur Dumeillat qui travaillait encore il y a peu (on voit toujours le grand portail de bois du hangar). Il y a eu plusieurs fermes plus ou moins importantes dans le haut de la rue, qui, comme la ferme de la famille Berthault, en haut de la rue Montgermont, avaient cessé de travailler. Il y avait encore, au Carrefour de l’Enfer, celle de la famille Dequatre et un brocanteur, Monsieur Marcel Galinat, chez qui on trouvait beaucoup de choses très diverses. Dans l’allée du cimetière se trouvait, et se trouve encore, une entreprise de construction, celle de Monsieur Domingues. Sur le chemin des Pays Blancs, un horticulteur, Monsieur Molny, cultivait dans des serres qui ont été reprises et agrandies, par Monsieur et Madame Moreau. Ils fournissaient des plantes fleuries pour la maison et les jardins à bien des Montignons, mais surtout aux commerçants des halles. Au hameau de Sorques, le choix était beaucoup plus limité : le café-hotel Robert, successeur de l’hôtel Charlotte avait un petit commerce d’épicerie et de produits de dépannage tenu par Madame Dommange. Ses successeurs n’ont pas continué longtemps. Heureusement pour les Sorquois, des commerçants faisaient des tournées : laitier, boucher, boulanger venaient presque à domicile. Le café au carrefour de la route de Fontainebleau, devant la sortie du service des eaux de la Ville de Paris, le café restaurant du pont de la Gravine dont le propriétaire était auparavant Monsieur Jourdain est devenu «chez Maryse» depuis les environs de 1946. Il est maintenant une agence immobilière Dans le village, il y avait encore à cette époque un «crieur» qui transmettait aux habitants, avertis par un copieux roulement de tambour, les nouvelles officielles ou importantes, de carrefour en carrefour. Le message était cloturé par un roulement plus bref. Ce «crieur» n’avait plus la carriole à âne de ses prédécesseurs : il allait à pieds ou à vélo. Le dernier à remplir cet emploi était le garde Champêtre Dessinaux. Souvent à vélo aussi était le «peaux de lapins» qui passait dans le village en criant et en tirant une petite remorque dans laquelle il entassait les peaux achetées pour quelques piécettes. Il y avait aussi à Montingy une «annonceuse» qui passait de maison en maison annoncer le décès et les obsèques de l’un ou l’autre Montignons. C’était une Madame Pichon, voûtée et vêtue de noir, qui semblait bien vieille. Elle n’a pas été remplacée. Chaque année, le distillateur venait installer son alambic sur le terrain de Monsieur Bordier, rue Pierre Cloix, là où se trouve l’entreprise de Monsieur François Genty. C’était une installation très temporaire mais fort importante pour de nombreux Montignons qui disposaient encore du droit de «bouilleur de cru» et faisaient distiller leurs fruits pour obtenir l’eau de vie. |